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3/a. Les maladies en cours d’achèvement

24 Mars 2013, 17:49pm

Publié par Le Roy Joséphine et Plizga Zoé

 

La thérapie fait actuellement ses preuves sur diverses maladies que l'on pensé incurables à ce jour. Les plus récentes sont :

 

La thérapie génique sur la maladie de Parkinson (Novembre 2012). Grâce aux recherches menées par un équipe de scientifiques, 15 malades atteints, d'une forme avancée de la maladie de Parkinson ont été traités en France, et ailleurs en Europe, par thérapie génique. C'est un véritable espoir pour les personnes aujourd'hui atteintes de la maladie de Parkinson. L'équipe de Stéphane Palfi, professeur en neurochirurgie de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil et chercheur CEA/Inserm, a présenté les résultats obtenus à l'aide d'une thérapie génique sur des malades atteints d'une forme avancée de cette pathologie. Avec son équipe, ils ont en fait choisi de tester l'implantation de gènes dans le cerveau afin d’obtenir une sécrétion continue et locale de la dopamine (une des nombreuses substances chimiques qui sert de neurotransmetteur dans le cerveau) . L’insuffisance de ce neurotransmetteur est justement à l’origine des symptômes de la maladie de Parkinson. L'équipe est en recherche sur le traitement de cette maladie depuis 2003. Les premiers tests chez l'homme ont débuté en 2008. Réalisés dans le cadre d'un essai phase I , ils visaient d'abord à évaluer la tolérance de la procédure sur 15 patients.

Bien que l'ensemble des données de ces essais thérapeutiques ne puissent être dévoilées totalement pour le moment, les premiers éléments divulgués lors du 20e congrès européen de thérapie génique et cellulaire, ouvrent de nouvelles perspectives pour l'avenir. Contrairement au traitement par la L Dopa actuellement utilisé, la thérapie génique n'a pas entraîné d'effets secondaires.


 

"Ce traitement a été bien toléré. Sur le plan thérapeutique, nos résultats chez l'homme sont très encourageants, notamment avec la dose plus élevée. Mais le temps de la recherche n'est pas celui des médias. Nous devons progresser, arrêter, réfléchir, il s'agit d'une recherche thérapeutique de longue haleine" affirme le professeur Palfi cité par Le Figaro

Selon le scientifique, si l'innocuité est confirmée à long terme, de même que les résultats favorables, une telle technique ne sera de toute façon pas disponible avant huit ou dix ans. Un nouvel essai de phase II devrait être lancé bientôt sur un nombre plus élevé de malades. Mais il faudra attendre la validation de la stratégie par d'autres essais cliniques, avant que cette recherche ne devienne une véritable thérapie.

 

Un cocktail de gènes a également été réccement publié, en Janvier 2013 pour réparer les dégâts des crises cardiaques . Les crises cardiaques laissent des cicatrices sur le cœur, ce qui le fragilise et augmente le risque de nouvelles attaques. Un cocktail de gènes permet, pour l'instant sur des rats, de redonner vie à ces marques et d'en faire à nouveau des muscles cardiaques fonctionnels. Cette méthode est une bonne alternative à l'emploi de cellules souches.

Les cocktails sont rarement bons pour le cœur, sauf quand il s’agit d’un mélange de gènes. Une équipe des Weill Cornell Medical College, Baylor College of Medicine et Stony Brook University Medical Center ont mis au point un traitement qui permet de redonner vie aux cicatrices laissées par les crises cardiaques. La composition de ce cocktail de quatre gènes et leurs effets ont été publiés le 19 décembre 2012 dans la revue Journal of the American Heart Association.

Trois versions du gène de facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (FCEV) ont été injectées à des rats, tandis qu’une autre moitié du groupe a reçu un produit inactif. FCEV est lié à une protéine qui augmente la croissance des vaisseaux sanguins. Trois semaines plus tard, ces mêmes rats ont reçu soit le cocktail GMT, composé des trois gènes Gata4, Mef 2c et Tbx5, soit un produit encore une fois inactif. Ceux qui ont reçu GMT se sont retrouvés avec deux fois moins de tissus cicatriciels sur le cœur, et encore moins pour ceux qui ont été traités par FCEV et GMT.

"L’idée de reprogrammer les cicatrices du cœur en muscles cardiaques fonctionnels est très intéressante, explique Todd Rosengart, chirurgien au Baylor College of Medicine. En théorie, si vous faites une grosse crise cardiaque, votre docteur pourra simplement injecter ces trois gènes (GMT) dans les cicatrices pendant l’opération, ce qui les transformera à nouveau en muscles cardiaques. Au niveau des études sur les animaux, nous avons trouvé que ces effets sont améliorés quand ils sont combinés avec le gène FCEV."

 

L’accent a été mis sur cette méthode car elle représente une bonne alternative à l’emploi de cellules souches pluripotentes. Celles-ci peuvent provoquer des tumeurs si leur croissance n’est pas bien contrôlée. L’injection directe de gènes supprime ce risque et présente tout de même d’excellents résultats.

3/a. Les maladies en cours d’achèvement

L'innovation des recherches pour la thérapie génique ne se fait pas uniquement chez les hommes, cette recherche montre que les recherches se font également chez les souris.

La perte de l'odorat, ou anosmie, n'est plus une fatalité pour les souris. Une équipe internationale vient en effet d'en soigner par thérapie génique. Ainsi, leurs cils olfactifs ont repoussé et leurs neurones correspondants se sont remis à fonctionner. (Sepembre 2012). Imaginez une souris incapable de sentir, condamnée à rester de marbre devant n'importe quel fromage... Et bien une équipe internationale centrée sur l'université du Michigan a trouvé le moyen de rendre l'odorat aux rongeurs qui l'auraient perdu. L'anosmie, la perte durable d'odorat, est ici causée par l'absence de cils olfactifs, dû à un défaut de la protéine IFT88 codée par le gène du même nom. Sans odorat, ces souris se nourrissent mal et finissent par dépérir. Dans un article publié le 2 septembre dans Nature Medicine, l'équipe a expliqué que c'est par le biais d'une méthode de thérapie génique qu'ils ont opéré. Autrement dit, ils ont utilisé un virus de rhume pour introduire le bon gène IFT88 dans les souris malades. Une fois inséré par le virus dans l'ADN de l'animal, le gène a alors correctement provoqué la pousse des cils olfactifs et la réactivation des neurones liés à l'odorat. Au bout de quatorze jours, les souris traitées avaient retrouvé l’appétit, pris 60 % de poids en plus.

"En remettant la protéine IFT88 au niveau des neurones olfactifs, nous pourrions donner à la cellule la capacité de repousser et d'étendre ses cils depuis le bouton olfactif, ce qui est ce dont un neurone olfactif a besoin pour détecter les odeurs", explique Jeremy McIntyre, l'auteur principal de la publication cité dans un communiqué.

Au vu des résultats obtenus ici, un traitement par thérapie génique de l'anosmie pourrait donc aussi être envisageable chez l'homme. Reste qu'une partie des cas est dû à d'autres causes que l'absence de cils olfactifs. Ainsi, des traumatismes crâniens et des maladies dégénératives comme celle d'Alzheimer peuvent aussi provoquer une perte d'odorat. Les ciliopathies, maladies provoquées par un défaut des cils, peuvent par contre également nuire à d'autres organes comme les reins et les yeux, ce qui étend les possibilités d'application.

Jeremy R. Martens, qui a participé à la publication, déclare. "Nous espérons que cette avancée stimulera la communauté des chercheurs en olfaction pour regarder les anosmies causées par d'autres facteurs. Nous avons une bonne connaissance de ce système, maintenant nous devons chercher comment le réparer quand il fonctionne mal." Il précise aussi que, grâce à la localisation du siège de l'odorat (dans le nez), cette thérapie génique ne nécessitera pas de traitement invasif.

 

 

3/a. Les maladies en cours d’achèvement

En octobre 2007, LeFigaro.fr publie un article sur les traitements contre le sida qui se heurtent à deux limites au moins:

les médicaments restent trop chers pour la majorité des malades qui en ont besoin, 10 à 15% des patients développent des résistances aux antirétroviraux* qui deviennent alors inefficaces. D'où la nécessité de nouvelles approches pour lutter contre la pandémie*, qui concerne plus de 40 millions de personnes dans le monde. Ainsi, une équipe américaine réputée, dirigée par Bruce Levine, vient de réaliser un essai de thérapie génique avec des résultats assez prometteurs publiés dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences). Une démarche, financée par l'Institut national de la santé américain (NIH), se qui est fort étonnant car la thérapie génique connaît une sérieuse remise en questions depuis quelques années.

Le principe du traitement développé par les médecins américains est basé sur l'utilisation d'un lentivirus (un rétrovirus capable de s'intégrer au génome des cellules du malade) modifié, c'est-à-dire dans lequel le gène d'une protéine bloquant le développement du virus du sida a été intégré. Ce virus nouvellement reconstruit, appelé VRX496 ,fonctionne donc comme une sorte de cheval de Troie en portant un gène capable d'empêcher la reproduction de nouveaux virus du sida.

 

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